Ma première mésaventure en stop : l’Espagne

Ma première mésaventure en stop : l’Espagne

Je ne vous ai pas encore raconter ce qu’il m’est arrivé au mois d’août 2014 et qui a été ma première mésaventure en stop. Alors que je me rendais en auto-stop de La Rochelle à Cordoue au sud de l’Espagne, j’ai pu constater que le stop n’étais pas si facile de l’autre coté des Pyrénées. J’ai eu plein de bonnes expériences en stop, celle-ci est légérement différente.

Première journée : Les joies du stop

Stop de La Rochelle à CordoueJe pars de La Rochelle de bon matin afin de faire le plus de kilomètres possible dans la journée, il est huit heure et je lève mon pouce direction plein sud. Je n’attendrai pas plus de dix minutes pour être pris jusqu’à Bordeaux par un couple. La journée commence très bien !
Comme ils me déposent dans une station service pas très propice au stop une jeune fille qui venait de déposer deux auto-stopeurs (voyageant avec leur vélo!) acceptent de me déplacer. Me voilà quelques kilomètres plus loin à l’entrée de l’autoroute direction Pau/Mont de Marsan.
C’est encore une jeune fille qui s’arrête, mais celle-ci conduit son père qui a perdu son permis. Il a donc lui aussi régulièrement besoin qu’on le conduise et doit parfois faire du stop. Ils m’emmènent jusqu’à Mont de Marsan et font un petit détour pour me déposer à un super emplacement pour faire du stop sur la route de Dax/Bayonne. D’autant plus que les férias de Dax commencent le soir même ! Je me serais bien arrêté mais je n’ai pas le temps.
Ici, c’est une fourgonnette qui s’arrête. Ils sont sept dans la camionnette, en fait plutôt huit car là où je voulais poser mon sac quelqu’un est en train de dormir. C’est un groupe de musique, Barrio Populo, de Saint Etienne qui part jouer à Saint Jean de Luz. L’ambiance est joviale et il me déposeront à Bayonne, à un endroit où je me retrouverai deux semaines après pour mon retour. Ah oui, j’allais oublié, ils étaient neuf, il y avait un autre mec qui dormait allonger au milieu sous les sièges.
Une jeune femme me prend et me dépose quelques kilomètres plus loin à l’entrée de l’autoroute, la frontière est proche !
Deux jeunes s’arrêtent et avant de me laisser monter me demandent si je n’ai pas de drogue sur moi, la douane même si peu présente ici fait toujours peur. Je leur dit que je n’en ai pas et me voilà en route pour l’Espagne ! Ils me déposent à San Sebastian, et là les problèmes vont commencer…
Ils m’ont déposé à un rond point où un breton un peu perdu me prend, j’hésite, lui demande si il est sur qu’il peut m’avancer et par erreur je le suis. Il me dépose cinq minutes plus tard au bord de l’autoroute car nos deux directions divergent.
A peine une minute après avoir été laissé sur l’autoroute, je me fais déplacer par un pick-up d’entretien de l’autoroute. Il me dépose à une sortie d’autoroute VIDE. Il n’y a personne hormis des locaux venus faire quelques courses dans un petit supermarché à coté. Il est même très difficile de faire du stop car il n’y a pas de place pour s’arrêter.
Finalement, par chance, un vieux monsieur espagnol s’arrête pour me proposer de me déplacer. Ce que j’accepte bien entendu avec grand plaisir. Nous discutons bien et il me dépose à nouveau à San Sebastian (Donasti en catalan) mais à un endroit beaucoup plus propice au stop.
Je suis maintenant sur la route de Madrid, malgré mes péripéties j’avance. Il y a deux autres auto-stoppeurs allemands au même endroit, eux vont à Pamplune. Je serai finalement pris après deux heures et demie à tourner en rond dans San Sebastian pour cent kilomètres, jusqu’à Vitoria.
Le stop commence à se faire de plus en plus difficile, il est quasiment impossible de se faire prendre sans aller parler aux gens pour leur demander. C’est ainsi que j’arrive à me faire prendre une nouvelle fois par un espagnol qui travaille à Toulouse. Il rentre chez lui en Galice et peut donc m’avancer jusqu’à Burgos où il me déposera à vingt heure trente.
Il se fait vraiment tard mais j’insiste en demandant à toutes les voitures qui s’arrêtent dans la station service où je suis. C’est finalement une dame, avec deux adolescentes, qui me prend direction … Madrid ! La chance est présente aujourd’hui j’ai bien fait d’en profiter.
Il est finalement vingt-trois heure quand je me fais déposer à Madrid. J’ai donc pu faire neuf cents kilomètres en quinze heure. C’est très bien pour cette première journée et cela malgré quelques moments de doute.

Deuxième journée : les limites du stop

MadridLa deuxième journée commence également tôt car je souhaite visiter Madrid. Le matin se résume à un marathon à travers Madrid que je souhaite visiter le plus possible dans la matinée. Je verrai finalement la plupart des lieux intéressants  qu’une amie madrilène m’avait recommandé de voir, j’en suis satisfait.
Je marche donc dans la direction de Cordoba en faisant du stop. Je marche finalement plus d’une heure et demie. Une première voiture me prends, un sénégalais qui habite dans la banlieue madrilène se propose de me déposer à un endroit plus propice au stop, j’avance donc un peu. Mais ici il est difficile de faire du stop au bord de la route sans pouvoir aller parler avec les gens. Une voiture s’arrête enfin après presque une heure de plus à attendre. Il ne va pas dans la bonne direction mais me dit qu’il peut me déposer sur sa route et que je serai à cent kilomètres ou peut être un peu plus de Cordoba, mais maximum deux cent. C’est parfait pour moi dans les deux cas, la moitié de la route sera déjà faite. L’autoroute est déserte alors que nous traversons ce qui ressemble à un désert. En effet, nous sommes le quinze août et ici les gens sont en famille. L’autoroute est limitée à 120 kms/h, mais nous sommes plus proches des 180 au compteur. Il me dit qu’il me déposera à Albacete et c’est ici que je vais rencontrer mes premiers soucis en auto-stop. Car il ne me déposera ni dans une station service, ni sur une aire de repos, ni même à une sortie d’autoroute … Mais bien sur la bande d’arrêt d’urgence. Il y a plusieurs routes qui se croisent ici et je peux voir la ville à sans doute une dizaine de kilomètres. Mais en plein mois d’août, dans le sud de l’Espagne, sur une autoroute et avec une petite bouteille d’eau je vous laisse imaginer que celle ci n’a pas fait long feu. Feu, c’est bien le mot, je suis en feu ! Je ne sais pas exactement où je suis car, erreur de ma part, je n’ai pas de carte sur moi. Je suis un peu trop crédule quand il s’agit de faire du stop. Alors je passe un coup de téléphone à ma mère pour qu’elle regarde sur internet la direction exacte où je dois aller et j’apprends alors que Cordoba se trouve à presque 400 kilomètres de l’endroit où je me trouve ! Je me retrouve donc sans eau, sous les quarante degrés de l’été espagnol à faire du stop sur une autoroute déserte.

Après plus d’une demie heure d’attente la chaleur commence à être pesante, ma motivation tout comme l’eau de ma bouteille s’est évaporée et je montre ma bouteille d’eau vide aux rares voitures qui passent pour espérer en arrêter une. Finalement, après près d’une heure à marcher le long de l’autoroute, sans avoir l’impression de me rapprocher de la ville, une voiture s’arrête. Un couple avec un jeune de mon âge à l’arrière s’arrêtent. Ils me proposent de me ramener en ville, peu importe ce qu’ils me proposaient, la réponse était OUI ! Je ne ressemble plus à grand chose, le visage écarlate et les lèvres sèches … Ce n’était qu’une heure mais je m’en souviendrai ! Et me voilà donc en route avec eux, je leur explique ma mésaventure et me propose de m’arrêter sur la route dans un champ partagé où ils ont une parcelle pour que je puisse boire. Je remplis et vide ma petite bouteille d’eau trois fois d’affilé, ils sont réellement choqués et veulent m’aider autant que possible, je mange même quelques tomates cerises de leur potager : délicieux !
Finalement ils me décident à aller à la station de bus pour prendre un ticket pour Cordoba. J’abandonne le stop pour aujourd’hui et me résigne à attendre huit heures le bus qui part d’Albacete à 2h45 du matin mais qui m’emmènera sans soucis à Cordoba. Les vacances pouvaient alors commencer !

Finalement, plus que les limites du stop, j’ai surtout testé les limites de mon optimisme. J’ai avancé les yeux fermés, le retour à la réalité à été brutal !

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10 comments

  • C’ est une bonne expérience qui doit te servir de leçon! Ça aurait pu être plus grave…
    Je ne sais pas comment a réagit ta mère lorsque tu l a appelé mais à sa place j’ aurais été morte de trouille 🙁
    Merci de nous partager tes aventures, même si bien souvent tu me fais peur lol , bisous de Kat

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    • Merci Kat !
      En effet, j’ai fait un excès de confiance. Mais oui c’est une bonne leçon ! 😉
      Il ne faut pas avoir peur, la vie nous réserve toujours des aventures, et c’est super !

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  • Et bien mon poulet t’as failli finir en brochette ^^ j’espère que tu vas bien et que t’as pas chopé d’insolation! Bises bon courage pour la route!

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  • Super ! Allez, la prochaine fois tu nous mets des photos de toi crevant de faim et de soif, il faut du sensass pour les lecteurs de ce blog, il faut qu’ils sentent toute la tension et l’amertume en toi, il faut du Koh Lanta mec ! 😀

    Franchement chapeau pour ce que tu as fait. Je n’ai jamais tenté le stop, je trouve ça toujours un peu risqué (on se dit toujours : et si aucune voiture ne s’arrête ?). Je crois que t’as eu chaud quand même (haha t’as eu chaud ! Humour… hem….).

    Cela dit je suis un grand marcheur et je crois que si on avait été à 2, ça m’aurait davantage motivé ^^
    Sinon le covoiturage ou faire Bordeaux-Cordoba avec Eurolines, ça ne valait pas le coup ? (voire même Bordeaux-Madrid tant qu’à faire)

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    • Haha j’ai une photos de moi à ce moment, une fois dans le « jardin » de ces gens. Je suis très …. rouge ! haha

      Sinon bien entendu j’ai déjà fait Bordeaux-Madrid en covoiturage, pris de nombreux bus en Espagne … Mais c’est juste des moments différents, des envies de voyager différemment. Bref cela dépend du temps que j’ai et de mes envies de voyage du moment.

      Je vais bientôt partager un article sur les façons de se déplacer en voyage justement !

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  • Heyy! Je découvre ton blog avec plaisir 🙂 Je cherchais quelques renseignements sur le stop en Espagne et j’avoue que les lectures que je fais sur hitchwiki et les blogs me font un peu peur.

    Je m’apprête à faire Valencia –> Karlsruhe en stop, je me laisse deux voire trois jours. J’ai déjà fait un trip de plusieurs milliers de kilomètres en stop mais toujours dans des pays « hitchhikers friendly » genre France, Allemagne, les Balkans, Grèce & compagnie. Et j’ai toujours craint de me lancer en Espagne voire en Italie, réputés pour être des pays où le stop est difficile. Surtout que je ne parle pas italien ni espagnol.

    Aurais-tu quelques conseils à me donner peut-être ? J’ai déjà compris qu’il faudra toujours que je demande à descendre aux stations services et surtout pas au milieu de l’autoroute – et va falloir que j’apprenne quelques bases d’espagnol (je devrais pouvoir apprendre un peu au début de mon séjour, je reste qq jours chez la famille d’un pote à Valencia). Mais si tu as d’autres tips à me donner, n’hésite pas 😀

    Antoine

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    • Salut Antoine !

      En effet le stop en Espagne c’est pas vraiment le top. Ils ne sont pas habitués à ça, ils se méfient … Bref c’est pas la France ou un autres pas où le stop est aisé, perso je vais bientôt tes les Etats-Unis j’en donnerai des nouvelles.

      Donc oui pour l’Espagne il faut viser les stations services eu autres aires de repos et aller parler aux gens, c’est LA solution en Espagne. Les gens ne te prendront pas d’eux mêmes il faut que tu ailles leur parler, leur montre que tu n’es pas méchant dangereux et que tu as besoin d’eux, là ça peut fonctionner. Donc oui apprend quelques bases en Espagnol (ou prépare un petit « speech » que tu apprends), arme toi de patience et … bon courage ! ^^

      Tiens au courant en tout cas, mais je suis sûr que ca se passe bien 😉

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  • 900 km en 15 heures, je dirais que tu as plutôt eu de la chance dans ta première partie de covoiturage .. Ca aurait pu être beaucoup plus long que ça.

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    • Oui au final la première partie du stop c’est bien passé ! C’est pour ça que j’étais en confiance le matin du deuxième jour. Après ça a été une autre histoire ! haha

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